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Posté le 30.05.2008 par pleinpaupourshanghai
LES CONTROLES DANS LES USINES
J’ai deja fais quatre visites d’usines, dont trois chez le plus gros fournisseur de mon entreprise. J’ai pu traiter 5 containers, ce qui represente plus de 2500 panneaux. A chaque fois il s’agit de panneaux monocristallins. Un petit paragraphe sur les panneaux photovoltaiques s’impose…
Les trois principaux panneaux sur le marche sont les panneaux monocristallins, les panneaux polycristallins, et les panneaux amorphes. Les premiers ont la meilleur efficacite (15%) ce qui signifie qu’a taille egale avec un panneau polycristallin par exemple, la puissance fournit a meme ensoleillement sera plus importante. En consequence ses panneaux coutent plus chers (fabrication et consommation d’energie). Teinte uniforme des cellules. Les panneaux polycristallins utilisent aussi du silicium mais a un etat moins pur (et cristaux moins bien organises). Leur cout est donc moins important. Teinte multicolore. Le marche de ces panneaux est le plus important actuellement. Les panneaux monocristallins et polycristallins ont une gamme de puissances tres etendue : moins de 50 W jusqu'à 220 W ou plus (valeurs courantes). Les panneaux amorphes a l’inverse des deux premieres technologies ne sont pas fait de cristaux. Expliquons de maniere tres simplifiee : une vitre en verre recoit un gaz (« silane » donc base de silicium) voir d’autres couches (pour accroitre le spectre de captation des ondes). Ces panneaux sont beaucoup moins performant que les deux autres technologies pour des forts ensoleillements. En revanche ils ont a la fois l’interet de tres bien fonctionner sous temps voiles, et ont aussi l’avantage de moins diminuer en puissance lors de changement de temperature (moins de perte d’intensite et de tension donc moins de perte de puissance).Leur puissance peut atteindre jusqu'a 100W pour de bonnes technologies.. Notre entreprise vend actuellement des monocrtistallins de 175 W. Les grosses commandes (>1MW= 12 containers de 175 W= 6144 panneaux) sont generalement pour des fermes solaires = champs de panneaux solaires (cf Espagnes, Etats-Unis…). Pour gagner en energie, en capacite, on peut mettre des panneaux (8,16) sur des Trackers : structure qui bouge de maniere rotative et qui suit le deplacement du soleil (35 % de gain possible avec double axes). Pas mal ca !
Allez puisque vous m’avez lance je repars sur les panneaux photovoltaiques et la chaine de production…Fallait pas me lancer ! Rassurez vous j’en garde encore plein pour mon rapport de stage, niarc niarc niarc !
Le silicium est le composant fondamental du panneau photovoltaique. La silice (sable) est le deuxieme elements le plus abandant sur Terre apres l’oxygene. Toutefois il faut desoxyder cet element pour le rendre ouvert a divers usages. Il est donc utilise, apres raffinage, dans plusieurs domaine. Il rentre d’abord a 50 % dans des procede d’alliage de l’aluminium et du fer. 45% part ensuite dans l’indutrie des silicones. Enfin seulement 5% est utiliser par l’electroniques, et le solaire.
Passons les procedes de purification du silicium (reduction carbone…), et interessons-nous a la naissance des cellules photovoltaiques (simplifications faites car les cellules monocristallines et polycristallines ne sont pas traitees pareilles)..
Le silicium est d’abord chauffe et coule. Dans cette etape on dope aussi le silicium liquide (potentiel magnetique = potentiel a créer du courant). Ensuite le silicium est mis en en lingot. Il s’en suit diverses etapes de decoupes (au laser on obtient les cellules), de dopage d’electrons specifiques sur les deux faces ( liaison n face superieure –phosphore , liaisons p face inferieu – bore : a la lumiere ceci creera un sens de courant), de liaisons electriques. Le panneau solaire semble deja fini. Les lignes de cellules sont reliees entre elles et placees sur une feuille d’EVA (va servir « de colle »), elle-même posee sur une feuille rigide de PVC (TPT). On ajoute sur les cellules une autre feuille d’EVA et la vitre en verre. Le tout est amener au laminateur qui va chauffer ce tres bon sandwich ! Le laminateur en pressant (1 bar) et en chauffant (150 degres) ces couches illimine l’air et solidarise les feuilles d’EVA, qui par ailleurs sont devenues transparentes. Les cellules sont alors bien isolees. Ensuite, le panneau dit « lamine » est amene a la salle de flash test (machine qui envoie des flashs). Le panneaux etant connecte a un ordinateur, on determine ainsi sa veritable puissance. Toutes les puissances sont differentes, mais chaqu’une doit rentrer dans une certaine marge par rapport a la puissance commandee. Par exemple pour une commande de 175 W par panneau, avec une tolerance de + ou – 5 %, la puissance du panneau doit etre comprise entre 166.25 W et 183.75W. (en pratique on fait surtout attention a la marge inferieure). Les panneaux recoivent ensuite leur cadre, et leur boite de jonction au dos (boite avec cables pour collecter le courant, diodes de non retour pour eviter des retour de tension si U panneau < U batterie par exemple).
LES INSPECTIONS
Dans notre travail nous devons d’abord regarder les lignes de productions, relever des details qui seraient ennuyeux (abits non portes, mauvais stockages des cartons et des panneaux, proprete…). Ceci est plus pour la forme, pour savoir comment l’usine travaille. Ensuite il nous faut obtenir au fur et a mesure les valeurs du flash test. Il faut controler outre la tolerance de puissance de chaque panneau, la puissance moyenne globale. Si la commande est de 175 W alors il faut que Pm soit de 175 W au minimum. Dans le cas contraire… les galeres commencent ! Il faut alors tacher que les autres containers (si la commande en compte plusieurs de meme puissance) aient leur puissance superieure a 175 W pour avoir un equilibre entre les trois. Pas evident… C’est d’ailleurs pour ca que j'ai fini ma derniere inspection a 3h du matin ! Bon ca ! (Et le week end entre parenthese). On demande donc, lorsque c’est possible, a voir les flashs de chaque container au fur et a mesure que les panneaux sont produits. Comme ca on peut mieux prevoir ce probleme de puissance globale. Le cas extreme c’est de demander a l’usine de prendre des panneaux lamines de plus forte intensite (180W) pour les integrer a un container et ainsi equilibrer la production. C’est arrive… 3 heures du matin je vous ai dit !
Nous appliquons par ailleurs un contrôle sur l’etiquettage avec verification des numeros de serie. C’est amusant de cocher plus de milles numeros dans une journee ! D’autres verifications sont faites aussi sur les logos, les dimensions, et les emballages. Ca parait futile mais c’est utile.
Les inspections dans l’usine ou je vais frequement ne sont donc pas toujours de tout repos. Heureusment que j’ai des temps morts. Aussi le patron de l’usine n’est pas un personnage facile. La communication est tres compliquee, il nous ment souvent, meme aux assistantes qui tentent de nous aider. En plus il ne parle quasiment pas anglais. Nous essayons donc de travailler le plus possible avec deux personnes qui parlent bien anglais et nous servent d’intermediaires. A chaque inspection, il n’y qu’un inspecteur, il faut donc bien s’informer, etre tres patient, et remercier les gens. C’est essentiellement mes qualites communicatives et mon extreme patience acquise ici (« philosophie chinoise ») qui me permettent de faire correctement mon travail.
Sinon pour venir a cette usine il faut prendre le car pendant 6 heures. Cette fois-ci j’ai eu le droit, par hasard, a un car-couchettes ! Ca sentait les pieds, les chinois toussaient ou bien parlaient forts dans leur portables, et c’etait ca qui etait bon !!! Toujours une nature magnifique dans le sud, que je leche du regard avec le plus gros desir. Cultures de the, campagne trempees, montagne verdoyantes et humides… Ca me ressource.
Par ailleurs j’ai fais quelque chose que je m’etais categoriquement refuser de faire (dealer de la cocaine en chine…Pfff mais non mais non !) : monter sur une moto en tant que passager. J’en suis peu fier mais c’etait amusant quand meme. Arriver a une des gares routieres de Shanghai, qui n’etait pas la meme que d’habitude, une femme me presente une carte avec l’image d’un car. Je lui dis poliment « Xie xie » (merci) avant de partir. A la station une employee ne comprenant pas ce que je demandais, je finis par m’en retourner vers la femme a la carte. Elle m’amene devant une moto ou je comprends que qulequ’un va m’emmener illico a une station qui me delivrera un ticket de car pour Luqiao. J’accepte ne voyant sur le moment pas de meilleurs alternative. Et je savais qu’ils ne mentaient pas, au pire je devrais payer un peu plus que pour une petite commition en taxi. Le sac de l’odinateur portable entre les jambes du chauffeurs, mon sac a dos rouge sur mes epaules et mon deuxieme sac en bandouliere bien serre dans mes bras, et nous partons !!!... Heureusement l’autre station n’etait pas si loin que ca ( 5-10 min de route a se faufiler a droite et a gauche dans le bordel des velos, des voitures, des bambous de construction …). J’arrive a la station sain et sauf en me rejouissant 2 minutes apres d’avoir mon ticket de car. Je remercie le chauffeur et lui donne 20 RMB. Ouf…
HONG KONG
Hong Kong c'est le reve ! Shanghai et une ville interessante parce qu’il semble que beaucoup de choses peuvent se passer, et que les construction des tours ne finiront que dans l’infini. La majorite des Shanghaiens ne parlent pas anglais, les rues ont leur charmes, milles choses sont etonnantes. J’aime Shanghai pour ses changements et ses transformations (les chinois parlent de « transformation » = changement, mouvement, alors que nous disons « contraste » = action figee, ponctuelle, presque hors contexte.)
Hong Kong est je pense plus developpee, plus occidentale, mais ce serait restreindre cette merveilleuse ville et la laisser a de mauvaises comparaison avec d’autres villes si je ne detaillais plus. Hong Kong : …
Il y fait chaud et humide presque comme un climat tropical. Hong Kong est une ville partagee en plusieurs zones dont Kowloon et Hong Kong Island (une ile avec des splendides tours) . Question paysage, Hong Kong est a la fois aux pieds de l’eau (Mer de Chie Meridionale) et des montagnes. La vegetation fait tropicales (ficus, lianes, plantes genereuses, bruits forts d’insects).
Les rues sont chaleureuses et animees avec ces panneaux lumineux, rouges clignotants, qui debordent aux trottoire et qui Sont la vue !
D'abord je suis alle a Hollywood Street cote Hong Kong Island. C'est une rue pietonne tres pentue, bordee de de pubs. Une foule d'expatries et de Hong Kongais viennent boire un verre (ou deux, ou ... douze...). A Hong Kong l’anglais est parle par la majorite des gens ce qui permet une communication tres facile. Le lendemain j’ai travaille depuis l’hotel pour avoir une connexion Internet. J’ai aussi du me rendre dans une salle d’arcade (jeux videos) pour me connecter. Difficile de se concentrer en fin d’apres midi avec tous ces jeunes qui se mitraillaient dans tous les sens : son au grand jour - plaisir de mes oreilles ! Le soir je suis alle au Lady Market qui m’a litteralement aspire dans ses etales pleins de sacs, de chemises, et de mauvais bracelets. J’ai pu me racheter pour 450 dollar HK (38 Euros environ) : une ceinture, trois tee shirts, trois chemises, un bermuda, un sac en bandouliere. Pas si mal hein ? Je preciserai que j’ai quand meme negocie tous les prix avec succes.
Le lendemain matin j’ai pris le metro pour me rendre au Victoria Peak. En prenant le tramway qui grimpe la montagne (550 m qui montent secs), on arrive a un sommet qui donne une splendide vue sur la ville. Les tours, la mer, les bateaux, tout est au rendez-vous. J’ai marche un peu pour m’eloigner de la foule de touristes.
Je suis parti un peu avant midi pour aller voir le fameux Tian Tan Buddha sur l’ile de Lantau. Il s’agit d’un monument en bronze d’une trentaine de metre de haut. Sa construction date de 1996. Et oui c’est recent, et d’ailleurs le village de Ngong Ping donne trop cette impression. Bien que le cadre naturel soit interessant (j’y reviens dans quelques lignes), ce village fait trop neuf et manque cruellement d’ame : les pans des « maisons » (boutiques pour touristes) font trop propres et clairs , l’amenagement de la riviere fait tres kitsch avec des galets bien ronds sous l’eau. On a vu aussi un magnifique ficus, horrible et incroyablement faux, fait plastique de la tete aux pieds. Le village renvoit certainement l’image du Disney Land de Hong Kong qui ne semble pas si loin a vol d’oiseau. Construit sur polder heureusement (1999-2006) cette horreur de parc n’aura pas eu le toupet de squatter les terres splendides de la region.
Pour aller au village qui repose derriere un col de montagne, j’ai pris les telecabines (inauguration 2006). Le transport offre une vue remarquable pendant 25 minutes. D’abord on peut voir la mer et l’aeroport, et puis, tourne vers le sol, on observe tout au lond de l’ascension un chemin rustique et bien amenage fait de lattes de bois. Le chemin serpente dans la vegetation.
Petit retour en arriere…
Avant d’arriver aux telecabines, dans le metro en partant de Victoria Peak, j’ai fais la connaissance d’un groupe de Quebecquois forts sympathiques. J’ai passe la journee avec eux au village de Ngong Ping. Le soir nous sommes d’abord passes sur les berges de Tsin Tsa Sin et nous avons pu nous delecter du spectacle des tours illuminees de Hong Kong Island. C’est un monde incroyable qui s’etend sur 180 degre de maniere tres impressionante, bien plus que Pudong vue du Bund a Shanghai. A Paris, j’ai du mal a ressentir de la beaute en regardant les grattes ciel, mais a Shanghai et plus encore a Hong Kong on dirait que la ville est une foret serree faite de troncs geants, ou bien un paysage de bloc de pierre taille comme des menirs. Je pensais que ces villes m’effrairaient de par leur densite, leur urbanisme , et leur gout pour le Vertical, mais c’est tout le contraire. Je m’y sens bien. Je pense aussi que j’apprecie ces deux villes parce qu’elles sont tres sures. Pour avoir vecu maintenant trois mois a Shanghai je peux dire que je n’ai jamais connu une grande ville ou l’on se sente autant en securite. Je precise que je n’ai pas vu plus de policier a Shanghai que dans n’importe quelle grande ville de France.
Le soir nous avons fais plutot « soft » dans un bar. J’adore les Quebecquois, leur accent m’amuse. Ce n’est pas une moquerie, c’est une jouissance de la difference. Aussi, j’ai eu beau parle francais avec eux, ce ne sont pas des francais. Ils parlent un fran-anglais parce que les deux langues sont tres presentes au Quebec. Ce petit groupe venait de Montreal, de l’ecole polytechnique. Ils ont organise avec un de leur professeur un voyage de trois semaine en Asie pour visiter des entreprises et des usines. Ils m’ont dit que Singapour ne valaient vraiment pas la peine d’etre visiter parce que la ville faisait trop americaine. Ah oui, parce que les Quebecquois ne semblent pas etre tres fan du style americaine. Taiwan en revanche vaut le coup selon eux. Bon,bon… Il y en a des choses a voir dans ce Monde ! Je retiendrais d’abord la Nouvelles Zelande parce que plusieurs personnes m’ont vante ses paysages de paradis vert. Une copine, Sahra (une toulousaine rencontre a Shanghai !) y est parti 3 mois, comme ca toute seule ! A l’entendre c’est le plus beau pays qu’elle est jamais vu. Je divague, je divague …
Le lendemain, nous sommes alles a la petite ile de Cheng Chau, reputee pour ses restaurants « see-food », son port de pecheurs, et sa flore. Le ferry nous y a conduit en 40 minutes. Les quais et l’ile de Hong Kong se sont eloignes peu a peu et alors j’ai pu filmer, et prendre de belles photos. Arrive a Cheng Chau, nous avons emprunte un sentier qui faisait le tour de l’ile. Dix minutes et nous arrivons devant une plage de sable. Nous nous trempons les pieds parce que l’eau est allechante. Deja nous voyons les montagnes tres proches de nous et dans la mer des rochers orangees bougent gentiement leurs orteilles.
Le sentier nous mene vers un temple, puis la promenade devient pardisiaque sous la chaleur humide. La beaute de la vegetation me met dans une grande joie. Alors que je remonte pied nus le sentier qui s’eloigne de la mer, mes poumons se sentent un et mon esprit est au plus calme. Sur les bas cote, on voit des ficus qui ont leurs branches qui partent parfois en ramification et se plantent dans le sol. On dirait comme pleins de jambes et de bras qui se touchent, se collent, et s’entrelassent. Des lianes et des touffes brunes pendent. C’est une impession de jungle qui ressort ! L’esprit peut-il avoir des orgasmes ? Nous nous arretons a plusieurs reprises car certains coins nous permettent d’avoir une belle vue su la mer. Mitraillage de photos, rires et bon humeur avec mes Canadiens !
Revenu sur Honk Kong Island puis sur Kowloon, j’ai pu me racheter une carte memoire de 1Giga pour mon appareil. Je pourrais dorenavant filmer beaucoup plus et avec une meilleur qualite. Chouette chouette chouette, je suis comme une gamine qui bat des mains !
Demain lundi, je vais travailler avant de recuperer mon visa, je retrouve mes Canadiens le soir dans un bar avant de leur dire au-revoir. Je repars mardi. Il me tarde deja de revenir sur Hong Kong. Si je peux y repasser un week end, j’irais sans doute faire une randonnee du cote du Buddha de Tien Tan et puis j’irais voir l’ile de Lama.
A bientôt tout le monde !
(Valentine, bien joue pour ton copain ! "Le Paris de la Belle Helene", ca m’a beaucoup fait rire.)
(Gautier : a quand l’instru 3 fini ? Je la veux !)
(Melou : tu es toujours un gros poisson !)
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Posté le 30.04.2008 par pleinpaupourshanghai
nspection a Shen Zhen
Je suis alle faire une inspection de panneaux solaires dans une usine prêt de Shen zhen, ville aux abords de Hong Kong.
Merci a blogs.nofrag.com pour les informations qui suivent. Un peu d’histoire… (pour Lisou et Georges allias mes parents)
« Shenzen est une ville embrassant la frontière de Hong Kong et qui profite des opportunités que produit la mégalopole. Shenzen fait partie de “la zone économique spéciale” crée au début des années 80. Cette zone forme un triangle entre Canton, Dongguan, et Shenzen. La zone représente plus de 60% de la production de chaussures au monde, 55% de meubles existant et 50% de la production informatique. Autant dire que c’est la région la plus productive de chine et peut etre du monde ! » « Il faut savoir qu’au début Shenzen était qu’un petit village de rien du tout avec pas meme plus de 50 habitants. D’ailleurs toute la contrée n’était que vastes pastures ondulantes. Lors de l’arrivée des Cocos (autrement connu comme la liberation) en 1949 ceci était une des dernieres parties de la chine a se faire dévorer par l’ogre rouge. A coté se trouvaient les british aux moustaches bien soignées. Ceux-ci nétaient pas préoccupés, ils avaient bien sur pris soin auparavant de faire un arrangement pour garder la concession meme aux mains de Mao. Cependant une petite troupe militaire se tenait sur les collines afin de “surveiller” le déroulement de la conquète. » « Jusqu’en 1982 toute cette région avait été délaissé par le reste de la chine, mais lors de la création de “la zone économique spéciale” ou les quatres industrialisations, un sacré pactol (compter plus d’argent que vous pouvez imaginer et une main d’oeuvre infinie) fut investi pour que Shenzen soit le phare technologique de la chine. Tout a alors été très vite et c’est avec un certain succès que Shenzen se mit a ressembler à HK version chinoise. Cependant la ville était (et l’est toujours) déstiné à une élite. Tous les meilleurs techniciens, banquiers, architectes ect... y furent envoyés. Avec des salaires extraordinaires et des conditions supérieures (pour la chine). Cette ville créea tellement de bruit qu’il fallut rapidement batire tout autour cette presque’ile des kilometres de barbelés afin de tenir les indésirables a l’écart. HK du coup se retrouvait encore plus protégée de la “vraie” chine. Depuis le début des années 90 la plupart des investissements ont été transféré vers Shanghai, qui d’ailleurs vit un boom incroyable, il suffit de lire les divers articles dans les quotidiens. Ainsi Shenzen sent la grande ville mais il y manque cette énergie que rend le mouvement des gens électrifiés: le fric. » « Maintenant Shenzen (ou SZ comme on le nomme entre expatriés) est une grande ville avec des grattes ciels impressionants, des designs très poussés et des avenues énormes ou le traffic s’agglutine pour former de beaux embouteillages digne de rivaliser avec ceux de région parisienne. Si l’on ajoute leur conduite ca fait beaucoup de dangers quand meme. La ville est départagée en plusieurs quartiers avec chaqu’un sa spécialité: appareils ménagers, informatique (20 - 30% moins cher qu’en europe), mobilier, voitures et j’en passe. Comme dans toutes les autres villes de chine tout est sale et assez mal organisé. Cependant on sent que cette ville a un intéret superieur et qu’un éffort a été mis en place pour créer des parc et entretenir les rues. Ce qu’il faut comprendre c’est surtout que Shenzen sert de vitrine au monde. Si je compare SZ a Canton (Guanzhou/GZ) ou Dongguang (DG, mon bled) qui font tous partis du meme concept, SZ se démarque comme la pointe de l’iceberg et le joueur clé du groupe. »
(Rudy reprend le contrôle du blog…non mais !)
J’ai atteri a Shen zen apres 1h30 de vol, c'est-à-dire 1400 km parcouru depuis Shanghai.
Je n’ai pas vu la grande ville avec ses grattes ciels. Je suis reste dans une zone ou la vegetation etait bien presente (et tres exotique dans le coin). Un air tres humide et chaud occupe l’espace et cree une drole de sensation.
L’inspection consistait a controler un echantillon de 15 panneaux solaires sur 150. Inspection qui semblait plutot tranquille. Surprise en arrivant ! A peine 10 panneaux avaient ete produits par l’usine. L’usine occupaient ces nouveaux locaux depuis une semaine ce qui explique en partie le retard. Mais bon quand on voit l’organisation… Quand on doit obtenir des informations, on a envie de dire « je reviens » et de se jeter par la fenetre. Meme en amont, du bureau, lorsque l’on appelle une usine pour savoir si la production a avance, et bien on n’est jamais sur si elle nous dit la verite. C’est fou !
Je suis finalement reste une nuit a l’hotel, et je n’avais ni affaires de rechange, ni chargeur de portable, ni ordinateur portable… La prochaine fois je me preparerai a ce genre de situations. J’aurais du rester plusieurs jours en fait.
Le contrôle conciste d’abord a prendre des notes sur l’usine : proprete, vetements des ouvriers, types de machines, remarques divers sur la production… Ensuite il faut obtenir l’ensemble des flash tests : ce sont des donnees enregistres lors de l’evaluation de la puissance des panneaux. Puis vient le contrôle visuel : aspect des cellules, cadre, colle, boite de jonction et cables, releve des defauts s’il y en a, photos… Enfin il faut terminer avec le contrôle de l’empaquetage dans des cartons puis dans des caisses en bois, avant de s’occuper de l’inspection sur le chrgement.
Le probleme vient du fait que lorsque je suis venu je n’ai pu controler que 10 panneaux, le reste n’etant pas produit. Le lendemain… aucun panneaux n’etaient controlables puisque la colle utilisee pour le cadre doit secher durant 20 heures ! Quand je suis rentre a Shanghai on a du batailler avec un collegue pour obtenir l’ensemble des 150 flash tests et gerer le rapport.
Je m’abstiendrai de mettre des photos de l’usine sur Internet pour raison professionnelle.
Juste une derniere petites histoire. Le soir, avant de rejoindre l’hotel (tres grande chambre, pas du tout miteuse), je suis alle avec des personnes de l’usine au salon de massage ! Tres courant en Chine. La fille qui me massait m’a fait mal aux epaules, elle ne savait pas bien s’y prendre. Une chose etait vraiment agreable cependant : le massage ou l’on repose le do sur les genoux de la masseuse semi asssise sur ses talons, et de bas et haut elle fait remonter le do (dur a decrire). Ca c’est bon ! Je vais avoir je ne sais combien de messages de sous entendu coquin avec cette histoire !
Ah les bonnes galeres dans la rue…
Je suis rentre du Logo un soir et j’ai pris un taxi. Ce dernier roule depuis un moment et je commence a peser l’argent que je sors discretement de mon portefeuille. Mmh, plus grand chose... Au bout d’un momemnt, je fais comprendre au chauffeur que je suis a sec, et il me laisse a un carrefour en m’expliquant vaguement la direction a suivre pour parvenir a ma rue. Sur ce je descends et me retrouve devant le nom des rues. Surprise ! Chinang lu / Whanhangdu lu. C’est donc cense etre devant chez moi ?! Pas possible, je ne reconnais rien. Bon, j’ouvre mon plan...Ok on va alle vers le Nord ca devrait se gerer…
J’ai marche 3 heures avant de parvenir a mon appartement ! J’ai compris pres d’une semaine plus tard, lorsqu’un autre taxi m’a ramene au meme endroit par erreur (et la j’avais pris assez d’argent), qu’il y a deux croisements qui portent le meme nom de rue. Le truc c’est que l’on est en dehors de mon plan detaille dans ce deuxieme croisement, alors pas etonnant que j’ai eu de grosses difficultes pour m’orienter. Mais ce n’est pas tout. Durant cette nuit de galere, j’ai demande mon chemin a pas mal de personnes et j’ai pris ce soir la non seulement l’ensemble des points cardinaux, mais aussi d’autres directions ambigus, que meme Magellan et de Marco Polo s’en seraient gratte la tete. En fait certaines rues sont tres longues alors deux personnes peuvent indiquer la meme rue, mais en deux directions opposees. Mais ce n’est pas tout. Le meilleur pour la fin. Petit jeu : Comment interpretez vous la direction suivante : une fleche sur un panneau de signalisation pointe au coeur le nom de rue "Rennmin Dadao".
Moi je me dis : Tout droit c’est la rue Rennmin Dadao. Logique quand meme ? J’ai beau avoir une faculte d’orientation aussi developpe qu’une autruche la tete dans le sol, il y a bien des choses evidentes. Et bien non. Le panneau indique que la rue que l’on va croiser en allant tout droit s’appelle Rennmin Dadao... (soupir). Est ce que des gens en France le savent ca ? Au code la route j’estime le gain de la bonne reponse a deux fois le code + un bon paquet d’herbe grasse pour toutes les tetes d’ autruche qui comme moi en raffole. (Qu’est ce que je raconte ?).
Tres serieusement je pense a m’acheter une boussole !
Guitare et chinois
Je donne depuis une semaine des cours de guitare a Jean Yves, et lui m’apprend les rudiments du mandarin. Bon, je ne peux pas vraiment me debrouiller mais quelques phrases rentrent. Je pense que bientot je saurais commander au restaurant, de maniere tres simple, et aussi faire un brin de conversation avec le taxi. (oui je parle beaucoup au voiture plutot qu’avec les gens). Jean Yves va vite avancer en guitare. Ca se sent. Il a la patience et se concentre bien. J’axe d’abord sur des accords basiques en arpege. Puis un peu de rythmique en insistant sur le mouvement de la basse. Ca lui plait, et ca me plait de lui donner ca. J’ai par ailleurs rejoue au logo, et je me suis eclate sur du funk ! Il y avait de l’ambiance, le chanteur est un amateur qui est tres doue pour chauffer le public et etre de conivence avec les musiciens. Un noir evidement.
Suzhou
Je suis parti avec Jean Yves et trois amies francaises dans une ville a 1 heure 3o de Shanghai. C’est une ville de 2 millions d’habitants, mais c’est la campagne a cote de Shanghai (20 millions au bas mot). Dans les filles qui nous accompagnaient, l’une d’elle (Amandine) est une amie de Jean Yves de longue date puisqu’ils ont etudie ensemble a Pekin, Les autres, (Jennifer et Ophelie) le monde est petit, je l’ai avais deja rencontre lors de ma recherche d’appartement la premiere semaine de mon arrivee. Elles proposaient une chambre. Elles ont choisi un italien. Pfff... J’aime bien les pates quand meme.
Nous avons d’abord ete dans un parc (dont le nom m’echappe evidement – Rudy = tete d’autruche plantee dans le sol avec une memoire de poisson rouge). Ce sont des petites maisons traditionnelles avec des toits remontes comme des souliers de lutin, avec des ponts qui sautent au dessus de l’eau, ou de gros poissons rouges, nagent, comme on s’en doute lorsque l’on parle de poisson. Le lieu est tres reposant. On y trouve aussi des bonzais magnifiques plus tordus et vieux les uns que les autres. De veritables barbes vertes semblent emanes de ces arbres nains.
La visite de la pagode nous a un peu decus. A part une tour qui aurait du, si le temps avait ete moins brumeux, nous montrer la ville, il n’y avait pas grand interet. Autours, les differents temples m’ont interesse. De tres belles statues de Boudha tronaient paisiblement en lieu semi clos. Interdit de prendre des photos et de filmer. Dommage.
Le soir nous nous sommes regales dans un tapaniaki. Le principe est simple. Tu payes 150 Quai (moins de 15 Euros) et tu as nourriture, vins, sake, biere a volonte ! C’est japonais. Le cuisinier recoit la nourriture que tu as commande et ensuite il fait ses preparations sur la plaque chaude en acier. Fremissement de la plaque, salive a nos langues ! Je me suis regale. « Manger a volonte, mon seule ennui, mon ventre trop petit ! » . En dessert, la banane flambee avec la glace a la vanille m’a fait le meme effet que la poupee de Brassens qui « ferme les yeux quand on la touche ». Sachant que j’avais mange comme Moi, Pascal, Obelix, et Omar la Baleine, mon pantalon gonflait de partout jusqu’aux chevilles !
Petites anectotes :
Dans le bus pour aller au marche, Amandine s’est fait repeindre son pantalon. Un enfant a vomi sous les secousses. J’etais derriere elle, elle etait mon bouclier, j’ai ete heureux que mon beau pantalon en jean marron en soit epargne.
J’ai acheter une flute traditionnelle. Je suis repasse voir le marchant dans la meme journee croyant qu’il y avait un probleme. En fait il fallait souffler tout simplement plus fort ! Malin ca.
( Il doit y voir un systeme de hanche a l’interieur, le sons est tres particulier. Melou je te vois venir...)
Le deuxieme soir nous avons perdu Ophelie. Franchement saoule et tres motivee apres le tapaniaki, elle s’est echappe du bar ou nous poursuivions la soirreet a file dans le club d’a cote. Laissant toutes ses affaires, portable inclus, nous n’avons pas pu la contacter au momement de partir. Amndine et moi meme avions deja fouille les deux boites : impossible de retrouver la miss. Arrivee a l’auberge : pas d’Ophelie. Inquietude. « Sait elle retrouver la rue ? Oui peut etre. » « Mmh... elle parle un peu chinois, mais saoule avec son rire de dauphin... » Inquietude. Et puis il y a eu des pas lourds dans le couloir. (…) La demoiselle s’etait endormi dans la boite de nuit et nous ne l’avions pas vu.
Posté le 17.03.2008 par pleinpaupourshanghai
J'essayerai de faire que mes photos soient un peu plus visibles. Je reprendrai tout ca. Dommage pour la presentation. Adobe illustrator s'il vous plait. (
Applause)
Posté le 17.03.2008 par pleinpaupourshanghai
Alors alors alors... C’est que je n’ai pas ecris depuis deux semaines et je sens que ca s’impatiente derriere la vitre de mon ecran. Je ne vous ferai pas de ces introductions Desprogiennes a la fois alambiquees et souples, introduction dans laquelle je pourrais porter jusqu’a son paroxisme le fait que vous, charognard de mes petits malheurs, voyeurs de trous de serrures parfaitement graissees par mes plaintes, ou bien commeres en tablier souillees de leur gigot de potins, VOUS, n’aurez pas ce privilege car… Malheurs il n’y a pas in my life ! ( tout ca ne pouvait pas se dire en quelques mots vous en conviendrez )
J’ai emmenage dans un appartement qui doit faire dans les 120 m2, et j’ai actuellement 3 collocataires. Tout d’abord une collocatrice chinoise, Cindy qui est tres dynamique ( ce n’est pas une Barbie, merci pour les reflexions sur les penoms, je trouve ca deplace). Elle aime le hip-hop, le jazz, la musique au sens large. Elle travaille sur la relation entre entreprise, ce qui j’en conviens est assez vague, mais nous ne faisons que nous croisez dans l’appartement, pour cause d’avoir des horaires differents. Le deuxieme colloctaire est encore une collocatrice. Une philipeenne, genommee Francia, qui ne travaille pas en ce moment pour diverses raisons. Son accent en anglais : Of Pourse , pour “Of cousre !” Elle est chanteuse par ailleurs, et cuisine tres tres bien. Miam mon ventre ! Et le troisieme collocataire est UN collocataire. C’est le copain de Francia. Patrick travaille dans le relationnel, dans un restaurant, mais il a de nombreuses activites remunerees : acteur de publicites, testeur de jeux videos, scenariste de petits dessin de BD pour un journal (tres prochainement), professeur d’anglais… Tout est possible a Shanghai !
Vous l’avez compris, j’ai rencontre des gens interessants. Mais ce n’est pas tout, loin de la.
Le gars qui m’a laisse sa chambre et qui est alle s’installe plus loin, plus pres de son travail, cet avorton : c’est le mec avec lequel j’ai passe mes deux week end. On rigole beaucoup, on va danser, on cherche des coins un peu a part, ce genre de coins speciaux ou l’on dit aux autres : “ Tu connais Tracks sur Arte ? J’etais dedans…” Bref on bosse le week end et les maths commencent a nous peser…
4-5-6 , “cueillir des cerises”, oui, mais c’est aussi le nombres d’heures que j’ai dormi ce week end ! C’etait un peu excepionnel la. Et puis je suis reste jusqu’a 19 h passe au bureau, alors peut etre qu’il sort le Rudy, mais il bosse aussi, na ! ( Euh la, je suis un peu fatigue quand meme, et le sommeil devient enclume. Stop aux sorties, on n’est plus le week end.)
Bon, reprenons. Jean-Yves, le mec qui m’oblige a sortir contre mon gre, ce faux-francais est vietnamien d’origine mais je le mettrais bien dans la categorie “hybride”. (Ca tombe bien, la categorie “memoire de poisson-rouge”, ma categorie, est juste a cote.) En effet, le francais et le vietnamien, il parle chinois (7 ans de pratiques depuis le lycee), et puis aussi tres bien l’anglais. Il a un master en vente et fait un VIE dans une entreprise qui vend des bouteilles (vides !). Bref. Il connait bien “les chinois”, et les discussions avec lui sont tres enrichissantes entre deux ou trois blagues tres pinces sans rires. Des fois j’explose literallement parce que pour marquer le contentement, les pekinois (il a donc ete etudiant a Pekin) font un son grave et tres accentues du genre : “ Héééé !”. Alors quand on entre dans un taxi (deja c’est la joie vu le peu d’argent que ca coute, je me repette), je dis “Ni hao”, et puis j’attends le bonjour de Jean-Yves au chauffeur, suivi de son Son de contenement, lorsque le chauffeur repete le nom de la rue.
Je me suis achete une guitare aussi, et quand je rentre ( 21 h, apres avoir manger) je travaille deux heures quand je trouve le temps. Oui je dors assez peu, mais bon mes batterie sont a base de plomb, alos la qualite “ elle defonce tout !” diraient certains. (Moi je le dis par exemple). Je donne des petits cours a Jean-Yves en echange de quoi il va m’apprendre le mandarin. J’ai hesite avec le francais quand meme.
Hier soir, j’ai craque, je suis donc sorti un dimanche soir ! Moi, sortir un dimanche soir, le truc que je ne fais jamais ( il n’y a pas d’ironie. Faut que je precise maintenant !). Nous sommes alles au Logo dans lequel on peut jouer de la musique. L’ambiance entre les musiciens est terrible. Ca joue plus blues-rock-funk. Un type a pose des paroles sur une instrus hip-hop mais facon Old School, genre sur du Herbbi Hancko. J’ai joue aussi et je me suis bien senti a l’aise sur les phrases.
Voila. Je pourrais faire une conclusion courte, mais je vais la faire plutot pas longue. Genre courte avec peu de phrases. (…) Je passe de tres bons moments et je parlerai prochainement de mon travail dans l’entreprise. Je fais pas mal de choses : fiches techniques, recherches d’informations, recherches de produits, trvaux de developpement de produits, appels fournisseurs, et bientot visite controle qualite dans les usines. Oh Yeah !
Have a nice time in the Bread Country…
Bisous a tout le monde (plus pour ma loutre lovee dans son terrier. Tchikou !)
Posté le 04.03.2008 par pleinpaupourshanghai
L'avion
Le voyage ne m'a pas paru trop long. Dix heures. J’ai passe la plupart de mon temps a regarder a travers le hublot. C’est amusant, lorsque l’on arrive sur les cotes anglaises, des les premieres villes on sent la difference avec la France. Outre l’architecture (habitat plus massiques, portes colorees), une certaine regle de symetrie semble reigner sur l’organisation des maisons : leur alignement par rapport la route est surprenant vu du ciel. Bien sur je pense que si l’on observe une ville nouvelle en France, l’effet doit etre sensiblement le meme. Mais malgre tout, j’ai l’impression que ca caracterise un style tres `` british``.
----Lorsque l’avion se fut detacher du moindre rayon de soleil, les villes me sont apparues sous un autre jour : le jour de la nuit… Les lumieres artificielles des routes et des maisons marquaient la terre noire comme des colliers de perles jetes negligement, comme sur une table de chevet par la main d’une femme qui se deshabille ! En suivant ces bouts de vie de villes en veilleuses, je me demandais aussi au dessus de quels pays nous volions. Dans une nuit noire de la tete-terre-aux-etoiles, j’ai vu ca et la des feux de camps rougoyes chacun d’une maniere unique.-----
Lundi
Apres avoir depose mes affaires chez un francais aussi stagiaire dans l’entreprise ERGUM, nous nous sommes rendus dans les bureaux. (Je n’avais dormi qu’une heure)
J’ai fais connaissance avec l’equipe et l’ambiance m’a paru conviviale. Mon role sera de faire des controles qualite sur les panneaux photovoltaiques dans les usines, de realiser des fiches produits, de pouvoir juger si l’entreprise doit s’engager pour l’achat d’un produit X pour les panneaux (boite de jonction, cadre…etc), et a long terme je pourrais faire des reponses a des appels d’offres. Bon programme ! Moi ce genre d’abonnement ca m’interesse…
Le reste de la semaine
J’ai vraiment bien fait d’acheter un livre complet sur les panneaux photovoltaiques, parce que j’ai pu dans mon coin de bureau apprendre les rudiments sur les technologies courantes. De plus, Mme Alaphilippe, une enseignante a l’IUT m’a donne un contact qui me sera utile.
Sinon j’ai visite des appartements, et tout se fait tres rapidemement. Il suffit d’aller sur BonjourChine.com ou SmartShanghai.com, et on trouve plein d’annonces. Je devrais emmenager la semaine prochaine. Dans l’appartement : une chinoise (chanteuse !), un philipeen, et une francaise. Bien tout ca !
Les premiers jours n’ont pas ete tres enivrants d’un point de vue decouverte. Au niveau du travail je pense qu’une fois lance dans les rouages, je me sentirais bien.
Le francais chez qui je loge est a Shanghai depuis six mois, mais malheureusement nous n’avons pas les memes gouts. Il ne visiste rien, n’aime pas manger chinois (!), et n’ecoute pas de musique. Bon…Malgre tout, il m’ a aide sur pas [i][b]mal de choses et a ete tres accueillant.
Mon petit week end Blues, Jazz…
Vendredi soir, j’ai laisse mes chaussures classiques du travail contre mes Doc Marteen’s. Et la ca veut dire que je suis motive ! Je suis alle dans un club blues-jazz, le Cotton Club, ou l’ambiance est tamise. Tables basses avec petites lampes, chaises hautes au bar avec tissus rouge facon velour, scene modeste et proche du public. Tres sympa. Au debut le groupe a commence par des classiques genre Take Five et So What, et j’ai eu quelques doutes. Parce que y en a marre des groupes qui jouent So What beaucoup trop vite. Ca n’a plus le meme effet. Mais finalement, la suite a ete plus interessante avec une voix noire, accompagnee d’une guitare qui savait etre dynamique et reguliere. De 22 h a 2 h le groupe a joue en faisant quelques brefs pauses. Morceaux jazzy, blues, funk : ca vallait le coup. J’ai aussi fait la connaissance d’un hollandais de 56 ans et d’un chinois fort sympathique de 36 ans. Et le lendemain…Je l’ai ai retrouve dans un autre club !
Remarque sur les taxis
Prendre un taxi ne coute vraiment pas cher. En France jamais je n’en prends mais la pour moins de 2 Euros je vais a l’autre bout de la ville ! Tres pratique, surtout le soir a 2 h du matin.. Hop en moins de deux on est chez soi. Aucun pretexte pour ne pas sortir.
Le lendemain, je suis alle flaner dans les petites rues, celles qui font sentir une vie de quartier. Je n’ai pas rencontre beaucoup de monde, certainement parce que les gens devaient travailler. Ces rues m’ont touche de part ces qauntites de linge qui pendent n’importe ou et qui sechent a la vue de tout le monde. Des personnes vendent des fruits et des legumes a des croisements alors que d’autres font de la pissiculture dans des bassines en plastique. J’ai essaye d’etre discret en prenant mes photos. Je tente de developper une technique qui consiste a faire comme si je regarde un defaut sur mon appareil en le penchant legerement et en visant de cote ce que je souhaite photographier. Ce qui me marque beaucoup c’est le contraste entre les rues : entre les tours immenses, et les petites rues. On voit des shanghaiens faire sonner leur clochette depuis leur velo a trois roues, appelant la feraille qu’ils demontent et revendent. D’autres reprennent les bouteilles.
L’apres midi je suis tombes sur des magasins de musique, et je pense a me racheter une guitare. Ca va, certaines ne sont vraiment pas cheres. Pour 30 Euros je peux en avoir une. Je ne recherche pas la qualite.
Le soir je suis alle au JZ club ou l’on rencontre pas mal d’europeens. Evidement on y entend du jazz, mais c’est plus puriste que le Cotton Club. Le groupe qui passait etait un Jazz Band. Je ne pourrais pas trop parle du style en soi, car je ne suis pas tres frillant des Bands, sauf Charles Mingus, que j’apprecie particulierement. Neanmoins, le travail des musiciens etait remarquable, et un des solliste etait sacrement impressionant. Tout ca jusqu’a un certain momemt ou un chanteur blanc d’un certain age est monte sur scene pour `` crouner ``. Du jazz blanc, quelle horreur…
Je suis monte a l’etage ou j’ai rejoinds le chinois rencontre 20 h plus tot. Avec des amis a lui, on a bu quelques bieres en jouant a un jeu pour distribuer des gorgees. Le jeu consistait a dire quelque chose que l’on a fait et la personne du groupe a qui ca n’est pas arrive boit une gorgee. C’etait bien pour raconter des tas d’histoires. J’ai passe un bon momemt, les chinois sont tres accueillants et genereux !
Dimanche, je suis alle a Pudong : le nouveau quartier des affaires. Depuis les annees 80, ce lieu qui autrefois n’etait qu’un marecage ne cesse de croitre… en hauteur ! La tour Jim Mao en est l’exemple. La Perle Tower aussi est magnifique, grandiose. Les bords de Pudong donnent sur le Bund, et le Huangpu coule calmement entre ces deux zones. Au couche de soleil s’est appaisant. Pour l’instant je ne ressents pas du tout l’ambiance foule de Paris, ni son cote `` speed ``. A voir dans quelques semaines.
Remarque sur les repas :
Pour 2-3 euros on peut avoir une bonne soupe, du riz prepare avec de l’oeuf et du poulet par exemple. Dimanche soir, mon record, j’ai mange pour 1 Euros ! Pas mal ca ! Il suffit a cote de s’acheter des fruits pour… allez 20 centimes si la personne est honete, et puis voila : Un repas complet un !